Pour se comprendre


Afin de se comprendre convenablement, il est nécessaire de comprendre certains aspects de notation et une certaine mesure de jargon utilisé de façon générale dans ce blog et dans le monde de l’animé en général.

Notation

Dans ce blog, les titres japonais sont translittérés du japonais vers l’alphabet. Par exemple, le titre 攻殻機動隊 se retrouve écrit Kōkaku kidō tai. Autant que possible, les titres officiels en français ou en anglais accompagnent les titres translittérés, en italique. Là où aucun titre officiel n’existe en français ou en anglais, le titre original est accompagné d’une traduction libre. Lorsque les titres originaux sont déjà des translittérations d’une langue étrangère, ils sont simplement présentés dans leurs langues d’origine, comme dans le cas de Fūru metaru panikku! qui redevient Full Metal Panic! Finalement, les titres qui ne tombent dans aucunes de ces catégories sont seulement translittérés.

Un choix éditorial s’impose aussi en ce qui concerne le style de translittération. Il existe, en effet, en japonais, une catégorie de voyelles allongées, comme とうきょう (littéralement to-u kyo-u, où le son « u » ne sert qu’à allonger la voyelle qui le précède). Dans ces exemples, les sons « o » subissent un allongement qui rapproche leurs prononciations de « oh ». Il existe plusieurs façons de translittérer ces sons allongés : ici, ils sont identifés par un macron ( ¯ ). Dans les exemples précédents, le « o » allongé devient ō (Tōkyō).

Comme tous les sons sont prononcés en japonais, je n’ai pas cru nécessaire d’alourdir inutilement l’accentuation des mots pour qu’elle reflète le français. « Tai » se lit donc taï; « en », èn; « j », dj; et « ch », tch. Finalement, le « g » est toujours dur (même devant un « e » ou un « i ») et les « h » sont toujours expirés.

Compréhension du japonais

Sur ces quelques explications éditoriale, beaucoup d’amateurs d’animé, moi inclus, croient qu’apprécier l’animé (et le manga, par extension) à sa pleine valeur, dans toutes ses nuances et ses subtilités, est presque impossible sans maîtriser le japonais. Certes, lorsqu’on ne comprend pas la langue d’origine, il est difficile de percevoir un doublage ou un sous-titrage de mauvaise qualité, mais les glissements de sens, les pertes de subtilités humoristiques les intraduisibles concepts culturels sont inévitables, ce qui influence invariablement la perception de l’œuvre.

En parallèle à la compréhension de la langue, comprendre la culture japonaise jusqu’à un certain point peut s’avérer utile. Car, bien qu’étant d’incroyables vitrines sur le Japon, le manga et l’animé ne sont pas de bons mirroirs culturels. Comme beaucoup d’autres médias de divertissement, l’animé dépeint très souvent des réalités améliorées, dégradées ou simplement imaginaires.

Cependant, vous n’avez ni le temps, ni l’aptitude, ni simplement le goût d’apprendre une langue réputée pour être particulièrement difficile. Cette réputation n’est pas entièrement justifiée, puisque le japonais est beaucoup plus régulier et moins riche en phonèmes que le français. Je vous encourage donc, humblement, à vous informer auprès de vos établissements d’enseignement ou encore en ligne afin d’acquérir certains rudiments de japonais. Ces rudiments vous permettront certainement d’accentuer votre appréciation de l’animé.

Les bons mots

À plusieurs reprises dans différents articles vous avez sûrement noté certains termes qui vous paraissent peut-être étranges, mais dont l’usage est nécessaire lorsque l’on traite d’animé. « Animé » et « manga » sont deux de ces termes. Il est donc impératif de définir quelques termes en usage dans le monde de l’animé en Amérique du Nord et en Europe, jargon qui sera utilisé ça et là dans ce blog.

Comme l’animé est spécifiquement japonais, on pourrait s’attendre à ce que son jargon le soit aussi. Ce n’est qu’en partie vrai. En fait, beaucoup des mots associés à l’animé sont des mots étrangers translittérés vers le japonais.

Certains des termes définis ci-dessous ont subi des glissements de sens en Occident. Pour éviter toute confusion, les termes sont utilisés dans leurs sens japonais, à moins d’avis contraire.

Animé (アニメ)

Le terme le plus élémentaire et important de cet ouvrage. En Occident, « animé » est généralement utilisé pour identifier les dessins animés japonais, alors qu’au Japon cette distinction n’existe pas. En fait, les Japonais font souvent la distinction, sous la forme « nihon no animé » (animé du Japon).

Comme vous l’avez peut-être déjà remarqué, le terme est utilisé dans son sens occidental dans ce blog, afin d’éviter toute confusion avec d’autres dessins animés.

Note: Contrairement à ce que croient certains amateurs francophones, « animé » vient du mot anglais « animation ». Lorsqu’il est translittéré vers le japonais, il devient « animēshon ». On y a soustrait le dédoublement du son « é » et le son « shon » pour ne laisser que « animé ».

Certains amateurs utilisent « Japanimation », « Japanime », « Japanim » et d’autres variantes, autant au féminin qu’au masculin, mais le terme préféré demeure encore « animé ».

BGM

Cette abréviation provient de l’anglais « background music ». Elle est souvent utilisée par les amateurs d’animé afin de désigner la trame ou la bande sonore d’un animé.

Cosplay (コスプレ)

Translittération raccourcie de l’anglais « costume play ». Définit l’acte de se costumer à l’image d’un personnage de manga ou d’animé.

Bien qu’un phénomène encore nouveau en Occident comparé au Japon, on voit de plus en plus de cosplay en Occident, principalement lors de rassemblements ayant pour thèmes l’animé et le manga, bien sûr. On peut voir un bel exemple de cosplay dans 1982 Graffiti of otaku generation, otaku no bideo et 1985 Graffiti of otaku generation, zoku otaku no bideo, deux OVA connus sous l’appellation commune Otaku no video (Vidéo d’otaku), produits par GAINAX en 1992.

Le terme en usage au Japon en ce moment pour décrire les gens qui pratiquent ce passe-temps est généralement レイヤー (reiyā), un racourcissement de コスプレイヤー(cosupureiyā).

Paradoxalement, le terme cosplay est utilisé tel quel par de plus en plus d’amateurs occidentaux.

Dub

Ce terme provient de l’anglais « dubbed », qui signifie « doublé » en français. Il est utilisé afin d’identifier les animés doublés dans une autre langue que le japonais. Les animés doublés sont généralement ceux disponibles en magasins.

Ecchi (エッチ)

Provient de la prononciation à l’anglaise du « h » dans le mot japonais 変態 (hentai) ou 破廉恥 (harenchi; sans vergogne) lorsqu’il sont translittérés vers l’alphabet. Ce terme est moins fort que « hentai » (ci-dessous).

Au Japon, les animés comme les mangas des soi-disant types « ecchi » et « hentai » sont regroupés sous l’appellation « ero » (e.g. ero-animé) et c’est de cette façon qu’ils sont identifiés dans cet ouvrage afin d’éviter toute confusion.

Ero (エロ)

De l’anglais « erotic » ou « erotism », ce terme translittéré et abrévié est utilisé au Japon afin d’identifier tout média qui aborde des sujets sexuels.

Ce terme est préconisé afin d’identifier les animés érotiques ou pornographiques dans cet ouvrage afin d’éviter le glissement de sens attribué aux termes « ecchi » et « hentai» par les amateurs occidentaux. Notez que les thèmes d’amour homosexuels et homo-érotiques sont généralement connus, au Japon, sous l’appellation « BL » (pour « boy’s love ») ou sous l’appellation plus ancienne « yaoi ».

Fan sub

De l’anglais « fan subtitled ». Il identifie tout animé en version originale sous-titrée par un ou plusieurs amateurs dans une autre langue autre que le japonais.
Une bonne part des animés qui circulent en Occident sont encore des versions fan sub.

Fantasy (ファンタジー)

Terme anglais qui signifie « fantastique ». Il regroupe, au Japon, tous les animés du type médiéval, médiéval fantastique et fantastique.

Comme ce terme n’est généralement pas d’usage chez les amateurs francophones nord-américains, il n’est pas utilisé ci-dessous, à l’exception de la présente mention.

Hentai (変態)

Dans la plupart de ses usages, ce terme est utilisé au sens de 変態性欲 (hentai seiyoku), soit « désirs sexuels déviants », « pervers ».

J-pop

Abréviation de « Japanese popular music ». Cette expression est utilisée par les japonais et les amateurs d’animé pour identifier toute musique populaire japonaise, comme les chansons des séquences d’introduction et de conclusion de TVA ou OVA. Cette expression ne sous-entend aucun lien avec l’animé.

Live action

Expression couramment utilisée pour décrire les longs-métrages ou TVA dont la distribution est composée d’acteurs et qui est tournée dans le mode réel.

Manga (漫画)

Ce terme est la translittération vers l’alphabet des idéogrammes japonais 漫 (man) et 画 (ga), qui signifient, respectivement, « s’étendre sur une surface » et « dessin ».

Le manga tire ses origines des 鳥獣人物戯画巻 (chōjū jinbutsu giga kan), quatre rouleaux satiriques créés aux XIIe et XIIIe siècles. Pour plus de détails au sujet de ces rouleaux et du manga, consultez Le manga, ses origines.

Mecha (メカ)

Translittération abrégée du mot anglais « mechanics » ou « mechanical ». Comme l’anglais l’implique, le mot « mecha » désigne tout objet mécanique, du robot à la motocyclette. Cependant, les amateurs occidentaux utilisent généralement ce terme de façon plus spécifique pour parler de robots, d’androïdes, de véhicules et d’armures mécanisées dans l’animé.

Otakki (オタッキ)

Ce terme n’est pas vraiment en usage en Occident, mais l’est au Japon. Il est généralement synonyme de « petit otaku » (voir ci-dessous). Au Japon, ce terme est moins péjoratif qu’« otaku » et utilisé de façon plus libre.

Otaku (オタク)

Ce terme, très péjoratif au Japon, désigne tout individu intéressé par un sujet au point de l’obsession. Le terme, tout comme « ero », est souvent accompagné du sujet de l’obsession (e.g. animé-otaku, tennis-otaku ou mecha-otaku). Au Japon, le terme est de plus en plus utilisé seul, au sens péjoratif, pour parler d’obsédés du manga, de l’animé, des jeux vidéo et autres dérivés de la culture populaire japonaise. La forme diminutive « ota » a aussi gagné en populairité ces dernières années. L’image associée à l’otaku en est souvent une de personne socialement mésadaptée, recluse, fantasmant sur les pulpeuses héroïnes d’Evangelion.

Le terme « amani » (prononcé « eïmani ») est le premier qui tente de se dissocier de l’image négative de l’otaku. Le terme prétend décrire les fervents amateurs d’animé, mais n’est pas encore d’usage courant.

Les amateurs occidentaux utilisent plus souvent « otaku » dans le sens d’amateur passionné d’animé ou de manga, ce qui provoque des regards étranges de la part de Japonais.

Dans ce blog, « otaku » est utilisé strictement au sens japonais du terme, afin d’éviter toute confusion d’usage.

OVA et OAD

Abréviations provenant de l’anglais « original video animation » et « original animation DVD ». Elles identifient une classe d’animés destinés directement à la vente au détail, ce qui les différencie des TVA et des longs-métrages.

En raison de la croissance de la diffusion nocturne d’animés, le marché de l’OVA connaît un net ralentissement depuis plusieurs années. Certaines séries OVA sont maintenant aussi diffusées aux petites heures sur les ondes commerciales afin d’élargir leurs marchés.

Bien que le terme OVA soit le plus ancien et le préféré au Japon et que le terme OAD y soit en croissance, le terme OAV (original animation video) est maintenant aussi sinon plus utilisé que OVA en Occident.

S.D.

Provient du japonais « sūpā deforumé », expression dérivée du français « super déformé » ou de l’anglais « super deformed ». Identifie une façon d’illustrer les éléments d’un animé de façon déformée et les placer dans des situations généralement satiriques ou loufoques. Il arrive aussi parfois qu’on mette de l’emphase sur le ridicule d’une situation en utilisant des personnages S.D. dans un contexte sérieux.

Seiyū (声優)

Personnes qui prêtent leurs voix aux personnages animés. Certains y réfèrent en Occident comme des « acteurs de voix ».

S.F. (エスエフ)

De l’anglais « science fiction ». Réfère, au Japon, à ce style généralement reconnu.

Shōjo (少女)

Ce terme signifie « jeune fille ». Dans le monde de l’animé et du manga, il est souvent utilisé comme préfixe (e.g. shōjo manga) afin d’identifier son affiliation.
En bref, le type shōjo est caractérisé par ses aspects très féminins et ses forts courants amoureux. Certaines créations shōjo sont aussi dominées par de beaux personnages masculins, souvent aux allures hermaphrodites, tirant parti de l’adoration que vouent souvent les jeunes japonaises aux idoles masculines.

Shōnen (少年)

Ce terme signifie « jeune homme ». Comme le shōjo pour les filles, ce terme est utilisé pour identifier les animés et les mangas pour jeunes hommes.

En bref, le type shōnen est caractérisé par ses thèmes sportifs, bagarreurs et amoureux souvent du point de vue d’adolescents mâles. Pour ces raisons, les personnages n’y sont pas présentés de la même façon que dans le type shōjo. Les hommes y sont clairement plus hétérosexuels et les femmes souvent plus voluptueuses et sexy.

Sub

Ce terme provient de l’anglais « subtitled ». Il est utilisé afin d’identifier les animés en version originale japonaise, sous-titrés commercialement.

TVA

Abréviation qui provient de l’anglais « television animation » et qui identifie une classe d’animés produits pour la télévision, ce qui les différencie des OVA et des longs-métrages.

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